MITYA/МИТЯ

Les dates

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Information

La pianiste Emmy Wils et le comédien Frank Vercruyssen se penchent sur la figure de Chostakovitch, l’un des plus grands compositeurs du XX e siècle. En adaptant le roman biographique Le Fracas du temps de Julian Barnes, iels proposent une réflexion sur les rapports entre le régime en place et l’artiste. Mais Mitya est avant tout un hommage à la sublime musique de Chostakovitch.

« Tout ce qu’il savait, c’est que c’était le pire des temps. » C’est par ces mots que commence la première partie du Fracas du temps de Julian Barnes (2016), œuvre retraçant trois périodes de la vie de Dmitri Chostakovitch (1906-1975). Le compositeur russe a presque toujours été intranquille. Personnage sujet à controverse – un héros aux yeux des un·es, un instrument du régime soviétique aux yeux des autres –, il a connu une vie compliquée, tiraillée et triste pour la majeure partie. Toutefois, il a laissé un héritage musical inoubliable.

Emmy Wils et Frank Vercruyssen prennent comme point de départ la première partie du roman de Julian Barnes, qui se concentre sur les événements de 1936, lorsque Chostakovitch pense à tout moment être arrêté. En toute proximité et simplicité, la jeune pianiste partage avec le public différentes compositions pour piano, comme certains passages des Vingt-quatre préludes et fugues, opus 87 (1950-1951). Le spectacle puise également dans d’autres textes : la biographie de Chostakovitch par Elisabeth Wilson, How Shostakovich changed my mind par Stephen Johnson ou encore La danse de Natacha d’Orlando Figes.

Mitya soulève une réflexion sur les rapports entre le régime en place et l’artiste, entre le musicien et le marché. Quelle est l’utilité d’un artiste ? Est-il un outil dans les mains du pouvoir ? Plus largement, le spectacle s’interroge sur la démarcation ténue entre le goût individuel et la propagande, l’instinct de survie et la lâcheté, le répertoire et le canon immuable. Mitya est un cas de figure démontrant avec quelle rapidité et jusqu’où une situation peut dégénérer si nous y consentons. Mais c’est avant tout un hommage face à une musique qui continue à susciter l’émerveillement.

Théâtre