Final Cut

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Ce monologue-en-duo, plein d’images et de chansons, dit le refus de se laisser briser. La brisure fait place à l’enquête, et l’enquête ouvre au monde. Le grand Monde et les petits mondes sont ici tout emboîtés : paranoïa d’Empire et paranoïa des familles. Mais rien ne peut en faire taire le récit : vif, documenté, millimétré. «Elle a occupé toute la scène de mon enfance et de mon adolescence, cette folie maternelle. Mon père se tenait là, comme flouté, comme ces négatifs photographiques que ma mère n’avait pu se résoudre à jeter. Il est vrai: elle l’avait refoulé aux frontières, ce spectre, cet étranger, dont elle avait voulu effacer jusqu’au nom.» En paroles, en corps, en images, en chansons, c’est à une passionnante enquête que se livre Myriam Saduis. À partir de l’amour puissant puis de la rupture violente entre une mère italienne et un père tunisien, ce spectacle bouleversant ouvre sur la grande histoire et nous plonge dans les enjeux de la colonisation française en Afrique du Nord. De rage et de tendresse Final Cut se présente à la fois comme une réflexion englobant les remous du XXe siècle, les questions de la construction identitaire, du métissage et de la décolonisation, et comme un thriller plein de rebondissements. Où l’on croise la folie, la fragilité, la quête de soi, l’adolescence rebelle, Les Parapluies de Cherbourg et Barbara, Racine et Marguerite Duras. Et La Mouette, dans un salut aussi brillant que subtil au théâtre.  Marie Baudet, La Libre Belgique 20 novembre 2018 Un grand moment de théâtre. ★★★★ (…) Au total une confession lucide, sans exhibitionnisme, sur une douleur lentement maîtrisée, une réflexion toujours actuelle sur le racisme ordinaire et un art, impressionnant, du récit et de la présence scénique. Chapeau ! Christian Jade, RTBF 19 novembre 2018 Maeterlinck de la critique, 2019: «Meilleur spectacle» et «Meilleure actrice» Belgique Création 2018 Conception et écriture Myriam Saduis Avec Myriam Saduis et Pierre Verplancken Collaboration à la mise en scène Isabelle Pousseur Compagnie Défilé Durée 1h30 Salle de spectacle (801 places)

Ce monologue-en-duo, plein d’images et de chansons, dit le refus de se laisser briser. La brisure fait place à l’enquête, et l’enquête ouvre au monde. Le grand Monde et les petits mondes sont ici tout emboîtés : paranoïa d’Empire et paranoïa des familles. Mais rien ne peut en faire taire le récit : vif, documenté, millimétré.

«Elle a occupé toute la scène de mon enfance et de mon adolescence, cette folie maternelle. Mon père se tenait là, comme flouté, comme ces négatifs photographiques que ma mère n’avait pu se résoudre à jeter. Il est vrai: elle l’avait refoulé aux frontières, ce spectre, cet étranger, dont elle avait voulu effacer jusqu’au nom.»
En paroles, en corps, en images, en chansons, c’est à une passionnante enquête que se livre Myriam Saduis. À partir de l’amour puissant puis de la rupture violente entre une mère italienne et un père tunisien, ce spectacle bouleversant ouvre sur la grande histoire et nous plonge dans les enjeux de la colonisation française en Afrique du Nord.

De rage et de tendresse Final Cut se présente à la fois comme une réflexion englobant les remous du XXe siècle, les questions de la construction identitaire, du métissage et de la décolonisation, et comme un thriller plein de rebondissements. Où l’on croise la folie, la fragilité, la quête de soi, l’adolescence rebelle, Les Parapluies de Cherbourg et Barbara, Racine et Marguerite Duras. Et La Mouette, dans un salut aussi brillant que subtil au théâtre. 
Marie Baudet, La Libre Belgique 20 novembre 2018

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