Olivia RUIZ "Bouches cousues"

Les dates

  • W:HALLL (Auditorium)
    1150 Bruxelles
    Bruxelles

Information

Olivia Ruiz est une artiste protéiforme. Nous l’avons (presque) tous découverte jeune femme débordante d’énergie scénique et malicieuse « femme chocolat ». Mais la môme Ruiz a grandi, et à chaque âge ses préoccupations.Depuis cette année 2006 qui la couronne en tant qu’auteure-compositrice- interprète, elle n’a cessé de multiplier les moyens d’expression. Elle cherche. Elle expérimente. Elle explore. Elle apprend.

Elle tisse fil à fil son lien à son histoire : « Voilà ce qui me hante. Depuis toujours. L’héritage. Le muet, le silencieux, le pudique, le secret, le non-dit, le moche, le beau, l’évident, le généalogique, le génétique, l’historique, le géographique. L’héritage que l’on reçoit et celui que l’on offre, celui qu’on subit et celui qui nous forge, le vrai et le fantasmé, celui qui nous aide et celui qui nous pèse. »

En 2016, elle concentre sur le thème de l’identité et de la migration le sujet de la tragédie musicale Volver, qu’elle co-écrit avec le chorégraphe Jean- Claude Gallotta. Sa performance est saluée par la critique. Pour beaucoup de “produits” de l’exil, le mouvement devient un ancrage, faute de mieux ».

L’actualité résonne chez Olivia Ruiz. Parce qu’elle y voit une répétition de l’histoire. Une répétition de l’histoire et des histoires qu’elle a lues et entendues. Des histoires qui ont emprisonné les siens, qui en emprisonnent d’autres aujourd’hui encore, comme si le passé ne nous faisait tirer aucune leçon de ces tragédies.

C’est le point de départ de l’idée d’Olivia Ruiz pour proposer cette « création originale » autour des sons qui la lient à cette Espagne mutilée et flamboyante.

Derrière l’interprète de « La femme chocolat » ou plus récemment de « Mon corps mon amour » se cache une femme délibérément empreinte de ses racines et cherchant à reconnecter les fils arrachés par l’histoire de l’exil.
Un concert comme un voyage poétique sur la thématique dessinée par Olivia dans « Bouches cousues » : le déracinement et la quête identitaire.

Concert